CITATION

Quelle est votre opinion au sujet du Ciel et de l'Enfer ? Je préfère ne pas vous répondre, j'ai des amis des 2 côtés. Jean Cocteau


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mardi 4 mars 2014

SIGNE ET TAG




 Absente des blogs pendant quelques jours je reviens vous faire un signe ! 

Mais non, deux cygnes ! 

Le beau temps n'est pas de la partie et puis c'est aussi un peu l'étonnement. Ici les cygnes sont sur la Siagne le petit fleuve côtier .
C'est la première fois que j'en vois sur la plage en mer. 


Photos prises au zoom, ce qui fait un peu monstre du Loch Ness ! 





















Comme un ballet. 
















Et puis mon amie Marie du blog Marie la Tortue m'a décerné le tag de la blogueuse conviviale et bavarde et je l'en remercie. 




Chaque tag à ses règles, voici celles de celui-ci. 


- Lorsque tu apprendras que tu as été désigné(e), te réjouir tu devras. 
                          - Danser la gigue et arborer le logo de ce tag sur ton blog tu feras.
                          - Pour remercier celle qui t'a désignée, un petit texte tu rédigeras.
                          - Puis les 10 internautes les plus bavard(e)s de ton blog tu nommeras.
                          - Les prévenir sur leur blog de ton méfait tu feras.
                          - Faire ce tag une seule fois tu pourras.

Pour les trois premières il n'y a aucun problème, à part pour la gigue. Désolée Marie mais, j'ai préféré du disco et la boule à facettes !-o))))))
Je ne nommerais pas non plus les plus conviviales et bavardes parmi mes copinautes (j'en vois qui font ouf) car, beaucoup d'entre eux ou elles ont déjà été tagués et de plus il y en a tellement que je ne veux pas vexer ceux et celles que j'aurais oublié ! -o)))))) Je laisse le soin à chacune et chacun de mes visiteurs le plaisir de le faire si cela les tente.  

Et maintenant à nous deux Marie.
Et d'abord une photo :  


 

Descendant des collines niçoises le même vent nous a poussé vers les portes de la même école, et pourtant toutes les deux nous venions de l'extrême est du département.

Sur les mêmes bancs de cette école juste en bas de nos collines , nos yeux ont lu les mêmes lignes et nos doigts feuilleté les mêmes livres et, même si plus âgée que toi de deux petites années nos rires ont retenti dans la même cour de récré.



Et dans notre quartier de Riquier entre le Port Lympia et notre école nous avons couru dans les mêmes rues.

Puis un jour grâce à nos blogs, et après quelques échanges de mails nous nous sommes rencontrées. 

Tu te souviens de notre surprise devant nos photos d'école, les mêmes institutrices, jeux, tables, chaises, placées au mêmes endroits, c'était émouvant.
Depuis nous nous rencontrons souvent pour partager une journée et un repas, notre amitié grandit à chaque fois un peu plus et plein de petits détails et souvenirs remontent.

J'ai beaucoup parlé de nous alors que je devais parler de toi mais, comment cela était-il possible, puisque nous tenons chacune une aile de notre aigle niçois ! 


De toi je dirais que oui tu est, conviviale, généreuse, bavarde aussi que, tous les mots mêlés de ce tag te vont à ravir et que pas un seul même en cherchant bien ne te correspond pas. 

Je te remercie pour cette amitié Marie et je t'embrasse très fort. 






Belle journée à tous.
Gros bisous.

Mireille

samedi 2 mars 2013

PHOTO DE LA SEMAINE 30

Concours de pêche. 
Qui de l'oiseau ou de l'homme?



Mardi matin un fort vent balayait la Pointe Croisette et un courageux ou, plutôt un inconscient rivalisait avec les mouettes dans une partie de pêche illusoire. 
Après plusieurs vaines tentatives et la perte de plusieurs objets enlevés par le vent et partis à la mer, l'homme a abdiqué, les mouettes non. 

Résultat du score
la mouette : 1
l'homme    : 0

Si vous voulez apprécier les autres participants à cette rubrique hebdomadaire,
c'est chez  Amartia.

A noter que cette jetée même par beau temps est interdite aux piétons comme le laisse entendre le petit panneau sur la gauche. Il y fait toujours du vent. C'est le royaume des sky surfeurs mais ce jour là, même eux n'y étaient pas.   

  
Joli samedi à tous. Mireille 

mercredi 9 janvier 2013

La haie d'honneur, les algues, et le visiteur.

Les mouettes naissent des mouchoirs que l'on agite au départ du bateau. 
Ramon Gomez de la Serna



La haie d'honneur ou les gardiennes du pont.  
Les voitures peuvent passer rien ne les dérange.



















"Mes frères ! s'écria Jonathan. Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour ramasser des têtes de poisson, mais désormais nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres !". 
Jonathan Livingston le goëland de Richard Bach 
 

Les deux principales  différences entre la mouette et le goéland  sont la taille, ce dernier est beaucoup plus gros et aussi,  celui-ci se démarque  par un point rouge au bout de son bec. 

Goéland sur ma terrasse cet été. 

  
Et puisque l'on vous dit que les algues sont bonnes pour la santé.






Et pour finir : le visiteur
Au départ j'étais là pour les montagnes enneigées.



Et puis, un visiteur est venu en curieux.




 Salut,




Pfffff, rien d'intéressant par ici.
Tchao!


 





Et mon regard se tourne à nouveau vers les sommets enneigés.


En France, l'espèce est protégée depuis 1962.  Il est cependant possible d'obtenir auprès des préfets une dérogation pour supprimer les œufs.

Comme vous pouvez l'imaginer j'aime ces oiseaux féroces certes mais épris de liberté. 
Tous les ans au clocher de l'église qui me fait face je vois naître, grandir et apprendre à voler les grisards. C'est une belle leçon de choses et de vie.  

Joli jeudi à tous. Je suis italienne pour deux jours. A samedi donc pour la photo de la semaine.  Mireille.

Et pour ceux et celles qui aiment,  un poème de Jules Lemaître.


Par les couchants sereins et calmes, les mouettes
Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé :
Tels des gris souvenirs pleins de douceurs secrètes
Voltigeant dans un cœur souffrant, mais apaisé.

L’une, dans les clartés rouges et violettes
D’un coucher de soleil, fend le ciel embrasé ;
Une autre comme un trait, plonge aux ondes muettes
Ou se suspend au flot lentement balancé.


Nul oiseau vagabond n’a de plus longues ailes,
De plus libres destins, ni d’amours plus fidèles
Pour le pays des flots noirs, cuivrés, bleus ou verts.

Et j’aime leurs ébats, car les mouettes grises
Que berce la marée et qu’enivrent les brises
Sont les grands papillons qui butinent les mers.

Vers le grand soleil d’or qui, par l’ombre insulté,
Ramène sur son front sa pourpre qu’il déploie,
Là-bas, vers l’incendie énorme qui flamboie
Sous l’écran violet de l’âtre illimité,

Il vole, il vole, épris d’un désir indompté,
L’oiseau gris qui du gouffre et des flots fait sa joie ;
Dans cette pourpre ardente il s’enfonce, il se noie,
Et qui le voit du bord le voit dans la clarté.


Jamais il n’atteindra l’astre divin : qu’importe ?
— Ainsi vers l’Idéal un saint amour m’emporte,
Heureux si je pouvais, dans mes rapides jours,

Loin des réalités et des laideurs humaines,
Sans l’atteindre jamais m’en approchant toujours,
Apparaître baigné de ses lueurs lointaines !

Couchant bizarre. En haut le ciel couleur de brique ;
Plus bas, rayant le mur de l’éternel palais,
Luisent sur une nacre aux chatoyants reflets
De minces traits de feu, d’un éclat phosphorique.

Avec une rigueur quasi géométrique
Se prolongent tout droit ces lumineux filets,
Parallèles entre eux, rouges et violets,
Réglant le ciel ainsi qu’un papier à musique.


Des mouettes là-bas, esprits des flots amers,
Nouant et dénouant des gammes à travers
Cette portée immense aux lignes purpurines,

Dans leur vol cadencé la sèment de points noirs
Et notent le chant triste et divin des beaux soirs,
Lentement déchiffré par les brises marines. L’eau, répète

Le ciel mat.
Calme plat,
Mer muette.

La mouette,
Qui s’ébat
Sur le mât,
Le complète,

Simulant
D’un vol lent
Et perplexe

Un accent
Circonflexe
En passant