Détail Monégasque.
Tous le monde connait l'expression " Si tu vas en prison je te porterais des oranges".
Bon alors là, il faut aller au marché, acheter les oranges revenir les porter au gardé a vue.
C'est tout un trafic.
A Monaco ils ont résolu le problème, un distributeur automatique d'oranges à été installé devant le siège de la sureté publique.
Commissariat devenu célèbre pour ceci :
Le convoyeur de fonds le plus
célèbre de France Toni Muslin, accusé d’avoir volé 11,6 millions d’euros à Lyon
(avant que la police n’en retrouve 9,1 millions), s’est rendu à la
police à Monaco.
Pour ceux et celles que ça intéresse et qui ont le temps bien sûr, voici l'histoire de cette expression. (source dictionnaire des expressions)
Expression :
« Apporter des oranges (à quelqu'un)
»
Signification :
Aller visiter (quelqu'un) en prison ou à l'hôpital.
Origine
Pourquoi des oranges sont-elles le cadeau type dans ce genre de
circonstances plutôt que les madeleines, les bêtises de Cambrai ou la
tarte au citron meringuée ?
L'histoire commence à cause du
sénateur Béranger, qui, à fin du XIXe siècle, fut surnommé le
"Père-la-pudeur", roi de la censure et obsédé par la bonne moralité de
ses concitoyens (il était un farouche opposant à l'émancipation des
femmes et à leur droit au plaisir).
Mais encore une fois, pourquoi des oranges ?
Cela
remonte à 1892 où, sur dénonciation de ce sénateur trop moraliste,
quatre jeunes demoiselles, dont Marie-Florentine Roger, dite Sarah
Brown, furent jugées car elles étaient accusées de s'être montrées
presque nues dans les rues pendant le défilé du bal des Quat'zarts
(élèves de l'école des Beaux-Arts à Paris, à ne pas confondre avec les
'Gadzarts', ingénieurs issus des Arts et Métiers).
L'affaire fit grand bruit à l'époque et, en attendant que le verdict tombe, le poète Raoul Ponchon () composa ces deux vers :
"O! Sarah Brown! Si l'on t'emprisonne, pauvre ange,
Le dimanche, j'irai t'apporter des oranges."
C'est
donc simplement parce que 'orange' rime avec 'ange' et que c'est un
cadeau plus sympathique que des losanges, des phalanges, des mésanges ou
des rechanges, qu'on amène maintenant ces fruits aux prisonniers et aux
malades.
Compléments :
Finalement, ce jour là, Raoul avait été bien inspiré.
Imaginez un peu les conséquences s'il avait plutôt écrit :
"O! Sarah Brown! Si l'on t'emprisonne, pauvre anodine,
Le dimanche, j'irai t'apporter du tian d'aubergine ."
C'est
le même Raoul Ponchon qui, dans un grand moment d'inspiration, avait
écrit : "Quand mon verre est vide, je le plains. Quand mon verre est
plein, je le vide".
Dois-je vous avouez qu'il y a encore quelques minutes je ne savais pas quelle photo j'allais poster et j'étais un peu "chiffon" comme le temps.
Pour apprécier les autres participants à cette rubrique rendez vous chez Amartia.
Joli samedi à tous. Mireille